Aster (Symphyotrichum) : comprendre et cultiver cette vivace

Si vous avez déjà cherché à acheter un aster en jardinerie, vous avez peut être remarqué une étiquette portant le nom Symphyotrichum à la place du nom que vous connaissiez. Cette plante vivace, star incontestée des massifs en fin de saison, porte aujourd’hui deux noms qui désignent la même famille de fleurs étoilées. Avant de parler plantation et entretien, il vaut mieux comprendre d’où vient cette double appellation.

Aster ou Symphyotrichum, une même plante sous deux noms

Pendant longtemps, toutes les espèces d’asters ont été regroupées sous un seul genre botanique, Aster. Les analyses génétiques menées dans les années 1990 ont montré que la grande majorité des espèces nord américaines formaient en réalité une famille distincte, rebaptisée Symphyotrichum.

Les véritables Aster, comme l’Aster amellus ou l’Aster alpinus, sont restés dans leur genre d’origine. Ce sont des espèces européennes, moins répandues dans nos jardins que leurs cousines américaines. En pratique, les jardineries continuent souvent d’utiliser l’ancien nom par habitude, ce qui explique pourquoi on trouve encore les deux appellations sur les étiquettes.

Ces plantes appartiennent à la grande famille des Astéracées, qui compte plus de 600 espèces à travers le monde. Elles poussent naturellement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, le plus souvent dans des prairies, des lisières de forêt ou des sols bien drainés.

Les espèces d’aster les plus utiles à connaître

Le genre Symphyotrichum regroupe de nombreuses espèces, mais quelques unes suffisent pour composer un jardin d’automne réussi.

  • Symphyotrichum novi belgii, aussi appelé aster des jardins ou aster de Virginie. C’est l’espèce la plus cultivée, avec de nombreux cultivars colorés et une floraison dense en octobre.
  • Symphyotrichum novae angliae, l’aster de Nouvelle Angleterre. Ses touffes peuvent atteindre 1,50 mètre et résistent très bien au froid.
  • Symphyotrichum dumosum, l’aster nain ou buissonnant. Son port compact en fait un excellent choix pour les bordures basses.
  • Symphyotrichum ericoides, parfois surnommé aster bruyère pour ses tiges fines et étalées. Sa floraison forme un nuage léger de petites fleurs blanches.
  • Symphyotrichum lateriflorum, l’aster calicot. Sa floraison discrète et tardive s’accompagne souvent d’un feuillage qui se teinte de pourpre en fin de saison.

Le choix entre ces espèces dépend surtout de la taille de votre jardin et de l’effet recherché, qu’il s’agisse d’une grande masse colorée ou d’un nuage léger en fond de massif.

Où planter l’aster

Exposition

La majorité des asters fleurissent mieux en plein soleil. Quelques espèces forestières, comme le Symphyotrichum cordifolium, tolèrent en revanche la mi-ombre et conviennent aux jardins moins ensoleillés.

Sol

Ces plantes apprécient un sol bien drainé, ni trop sec en été ni détrempé en hiver. Une terre de jardin ordinaire convient parfaitement, à condition d’éviter les sols argileux compacts qui retiennent trop l’eau.

Quand planter

L’automne reste la période idéale, car elle laisse aux racines le temps de s’installer avant l’hiver. Une plantation au printemps fonctionne aussi très bien, notamment pour les plants achetés en godet.

Pour réussir la plantation, quelques gestes simples suffisent.

  • Creuser un trou environ deux fois plus large que la motte.
  • Ameublir la terre au fond du trou pour faciliter l’enracinement.
  • Positionner la plante au même niveau qu’elle se trouvait dans son pot.
  • Reboucher, tasser légèrement et arroser abondamment.
  • Espacer les pieds de 30 à 50 centimètres selon la variété choisie.

Entretien au fil des saisons

Arrosage

La première année, un arrosage régulier aide la plante à bien s’installer. Une fois enracinés, les asters supportent assez bien la sécheresse, mais ils apprécient un coup d’arrosage lors des périodes chaudes qui précèdent la floraison.

Taille

Les tiges fanées peuvent être coupées en fin d’automne ou laissées en place jusqu’au printemps. Cette deuxième option offre un intérêt visuel l’hiver et un abri pour la petite faune du jardin. Il suffit ensuite de rabattre la touffe au ras du sol avant le redémarrage de la végétation.

Division

Tous les deux ou trois ans, diviser la touffe permet de garder la plante vigoureuse et d’en obtenir de nouveaux pieds. Au printemps, déterrez la motte, séparez la avec une bêche ou simplement à la main en plusieurs sections comportant chacune des racines et des bourgeons, puis replantez immédiatement.

Les soucis les plus courants

L’oïdium est le problème le plus fréquent. Ce duvet blanchâtre apparaît surtout en fin d’été, lorsque l’humidité est élevée et que les plants manquent d’aération. Espacer suffisamment les pieds et arroser au niveau du sol plutôt que sur le feuillage limite nettement les risques.

Les limaces s’attaquent volontiers aux jeunes pousses au printemps. Un ramassage manuel le soir ou une barrière de cendre autour des pieds suffit généralement à les tenir à distance.

Certaines variétés hautes ont tendance à verser après une pluie forte. Pincer l’extrémité des tiges au début de l’été favorise une touffe plus compacte, ou vous pouvez simplement opter pour une variété naine dès le départ.

Associer l’aster dans le jardin

L’aster trouve naturellement sa place dans un massif d’automne, aux côtés de graminées ornementales, de sedums ou d’anémones du Japon. Ce mélange de textures et de hauteurs prolonge l’intérêt du jardin bien après la fin de l’été.

En bordure, en prairie fleurie ou en pot sur une terrasse, il s’adapte à presque tous les styles de jardin. Sa floraison généreuse à une période où peu d’autres plantes fleurissent encore en fait aussi une valeur sûre pour maintenir un peu de vie et de couleur dans le jardin jusqu’aux premières gelées.

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Alexandra
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